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16 avr. 2010

Le calendrier de l'OL fait bondir le Bayern Munich

Jeudi, la Ligue de Football Professionnel a accepté de repousser le match OL-Monaco du 24 avril au 12 mai, afin que les hommes de Claude Puel puissent préparer au mieux leur demi-finale contre le Bayern Munich. Mais le club allemand ne l’entend pas de cette oreille et Louis van Gaal souhaite interpeller l'UEFA à ce sujet.

«Je vais demander à notre directeur sportif, Christian Nerlinger, de saisir l'UEFA afin d'annuler le report de cette rencontre. Les instances françaises pensent qu’elles peuvent donner, grâce à cette décision, une meilleure chance à Lyon d'atteindre la finale et je pense qu’elle a raison. Mais l'UEFA doit surveiller de telles choses parce que ce n'est pas juste », a expliqué le Néerlandais dans Tz. Une démarche qui n'a clairement aucune chance d'aboutir.

13 avr. 2010

Moment insolite du Football

Cette compilation regroupe quelques uns des pires moments du football. Vous allez y voir des buts immanquables, des embrouilles entre joueurs et encore pleins de belles surprises

Cliquez sur "Play" pour lancer la video :

Moment insolite du Football

25 mars 2010

Chamakh met la pression sur l’OM pour la Coupe de la Ligue

L’attaquant marocain des Girondins a appris ce que cela signifiait d’étoffer son palmarès avec Bordeaux, et il ne compte pas s’arrêter là. Mais avant le match de samedi face à l’OM en finale de la Coupe de la Ligue, Marouane Chamakh a confié sans trop s’avancer que la rencontre avait plus d’importance pour les Marseillais, à la recherche d’un titre depuis près de deux décennies et éliminés en Coupe d’Europe, que pour Bordeaux.

« La Coupe de la Ligue, on l’a tous quasiment gagné deux fois (2007 et 2009). Si on passe à côté pour notre troisième finale, je pense que ça ne va pas nous mettre un coup au moral. Marseille, peut-être un peu plus. C’est une occasion de prendre un trophée. Et le fait de passer encore une fois à côté, ça pourrait leur faire mal », a expliqué l’attaquant bordelais, estimant qu’un revers en finale pourrait également toucher le moral des Olympiens pour la suite de la saison, même si ces derniers ont montré contre Lyon qu’ils savaient réagir après un coup dur.

24 mars 2010

Sanchez, c’est grave !

Blessé à l’entraînement mardi, Carlos Sanchez souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. Le milieu de terrain colombien sera indisponible jusqu’à la fin de la saison.

Plusieurs mois d’absence…

Valenciennes craignait le pire. Et le pire est tombé sur la tête de Valenciennes. Et par la même occasion sur celle de Carlos Sanchez. Lors d’un atelier destiné à multiplier les centres pour les reprendre en une touche, le milieu de terrain colombien est lourdement retombé mardi après-midi lors de l’entraînement. Immédiatement, Sanchez a été prise en charge, transporté aux soins après la pose d’une atèle avant de passer une IRM. Celle-ci n’a fait que confirmer les premières impressions - selon La Voix du Nord, Sanchez aurait confié à Pancho Abardonado en espagnol avoir entendu «un crac a la rodilla (genou)» - et le diagnostic clinique : le milieu de 24 ans souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche.

VA sans sa pierre angulaire
Si la durée de son indisponibilité n’a pas été communiquée, elle sera inévitablement de plusieurs mois. Sa saison est même d’ores et déjà terminée. Un coup dur pour Valenciennes, Carlos Sanchez étant une pièce essentielle du dispositif nordiste cette saison (28 titularisations en 29 journées de Ligue 1). Mais un coup dur également pour le natif de Quibdo Choco, suivi par de nombreux clubs français et étrangers en vue de la saison prochaine. Paris, Saint-Etienne, Monaco et même Bordeaux auraient un œil sur lui. Avec cette grave blessure, toutes ces pistes risquent fort de tomber à l’eau…

12 mars 2010

L’OM, la vie en rose ?

Trois jours après son nul probant à Benfica en Ligue Europa (1-1), Marseille retrouve le championnat avec un autre déplacement, à Toulouse. L’occasion pour les Olympiens de confirmer face à une équipe haut-garonnaise allergique aux «gros» cette saison. Les échos de la rencontre :Bordeaux, Montpellier, Auxerre, Lyon, Marseille et Lille. Alors que l’on joue la 28e journée ce week-end, Toulouse n’a encore battu aucun des six premiers actuels du classement. Un constat qui en dit long sur la saison «anonyme» du TFC, jamais vraiment danger, mais jamais non plus en mesure de venir s’immiscer parmi les meilleurs et ce, malgré sa défense de fer, la meilleure de Ligue 1 (21 buts encaissés). «Comparé à la saison dernière, c'est vrai parce qu'on avait fait de grosses performances à domicile !, concède d’ailleurs Daniel Congré sur le site officiel du club haut-garonnais. Marseille c'est un gros, donc c'est certain que ce sera compliqué. Mais on va s'attacher à faire un bon match et prendre notre revanche par rapport à la demi-finale de Coupe de la Ligue ...» Car en plus de son parcours insipide en championnat, Toulouse a raté deux belles occasions d’égayer sa fin de saison dans les Coupes nationales. Surpris à domicile par Brest en 16es de finale de la Coupe de France (1-2), les Violets ont surtout échoué aux portes de la finale en Coupe de la Ligue. Ce soir-là, Gignac pensait pourtant avoir envoyé les siens au Stade de France, mais Brandao, en égalisant dans les dernières minutes du temps réglementaire, puis en inscrivant le but de la victoire en prolongation (1-2), avait réduit ces espoirs à néant.

Résultat, à deux mois de la quille, le TFC n’a déjà plus grand-chose à jouer. Si ce n’est quelques matches de gala, comme celui de dimanche soir. Un match pour lequel Alain Casanova sera privé de Gignac, toujours pas remis de sa blessure aux adducteurs, Capoue, suspendu et probablement aussi de Tabanou, très incertain en raison d’une entorse à la cheville contractée cette semaine à l’entraînement. En face, hormis Gabriel Heinze (fissure du péroné), Didier Deschamps pourra lui compter sur un effectif au complet. Ce qui n’est pas du luxe en cette période où les matches s’enchaînent tous les trois jours. Ainsi, d’ici la fin du mois, l’OM devra se coltiner Toulouse donc, puis le match retour contre Benfica, la réception de Lyon et la finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux ! Autant dire que c’est une quinzaine décisive qu’aborde les Olympiens. Relancés dans la course au titre, tant par les dernières contre-performances bordelaises, que par leur série d’invincibilité en cours (5 matches dont 4 victoires), les Marseillais chercheront donc à confirmer pour rester dans le wagon de tête.

Ils ont dit…

Au moment d’affronter l’OM pour la deuxième fois de la saison, Alain Casanova espère que ses ouailles auront su tirer les leçons de la demi-finale de Coupe de la Ligue perdue en prolongation début février (1-2). «Je pense qu'elle est présente dans les mémoires, mais je ne veux pas trop penser à ce match là, car le contexte était différent avec un match à élimination directe. La seule chose qui peut éventuellement nous servir, c'est retenir ce qui a été bien dans cette rencontre, et oublier ce qui a été moins bien. Je pense que l'on a su leur tenir tête, et avec plus d'efficacité offensive et défensive, on passait. Il faut être confiant et revanchard», confie l’ancien gardien remplaçant de… l’OM sur le site officiel du TFC.

Côté marseillais, trois jours après le déplacement à Benfica en huitièmes de finale aller de la Ligue Europa (1-1), le maître mot de Didier Deschamps est «récupération». «Il n’y a pas de gros soucis, principalement de la fatigue logique. Il n’y a pas de points noirs en plus dans une période où on enchaîne les matches, je préfère avoir tout le monde à disposition. Jeudi, nous avons eu un match de grande intensité avec beaucoup de rythme, il faut donc faire récupérer les joueurs au maximum, mais trois jours, c’est court», admet le coach phocéen sur le site de l’OM.

Historique des confrontations :
Si le bilan global en championnat plaide largement en faveur des Toulousains (16 victoires, pour 9 résultats nuls et 7 succès marseillais), l’historique récent, lui, tourne plutôt à l’avantage des Phocéens, qui sont invaincus sur les bords de la Garonne depuis février 2007. Cet après-midi là, Elmander (doublé) et consorts n’avaient fait qu’une bouchée de la bande à Albert Emon (3-0)

11 mars 2010

Bendtner ne lâche rien


Alors qu’Arsenal est en embuscade derrière Chelsea et Manchester United, son attaquant danois Niklas Bendtner est revenu de loin. Critiqué pour son manque d’efficacité, il a rappelé à ses détracteurs qu’il savait marquer avant le match contre Hull City, samedi. Critiqué par les médias anglais

C’est une forte tête. Niklas Bendtner a su faire front aux critiques toujours très acerbes de la presse britannique à son encontre. Il faut dire qu’après la victoire d’Arsenal face à Burnley (3-1), le Danois était en perdition vendangeant toutes les occasions qui se sont offertes à lui. Du coup, les journaux britanniques ne l’ont pas raté. «Pourquoi le garder ?» se demande le Daily Mail, «Pas au niveau» tranche The Times ou encore «Mauvais» pour The Guardian. Du coup c’est son entraîneur Arsène Wenger qui a pris sa défense. «Je n’ai pas été tenté de remplacer Bendtner parce que nous faisons un bon match. Quand il est concentré, c’est une menace pour n’importe quelle défense au monde. Les gens oublient à quel point il est jeune», a rappelé Wenger. En effet, Niklas Bendtner n’a que 22 ans. Et il a le temps devant lui. D’ailleurs, il l’a montré le temps d’un 8es de finale de Ligue des Champions. Contre Porto, l’attaquant danois répond à tous ses détracteurs et met trois fois la balle au fond des filets. Une manière de se rappeler aux bons souvenirs des journalistes anglais…

Soutenu par Arsène Wenger
Après la rencontre, Bendtner se permet de savourer ce moment rare. «J’ai lu tant de critiques à mon égard pour mon match de samedi, mais moi et mon équipe, on en rit…», déclare l’enfant de Copenhague au Daily Mirror. Avant de se déplacer à Hull City (19e) pour le compte de la 30e journée, samedi, Arsène Wenger sait qu’il peut compter sur la capacité de réaction de son jeune attaquant. Selon lui, seule la stabilité lui manque pour enfin appartenir aux grands. «J’espère que ces trois buts ne le rendront pas trop confiant mais je suis heureux pour lui», nuance l’entraîneur des Gunners. Avec trois buts au compteur en Premier League, l’attaquant nordique ne vise pas les étoiles cette saison. Simplement une victoire de son club et un titre de champion d’Angleterre au bout. «Quand vous jouez pour Arsenal, vous devez tout faire pour remporter chaque match, peu importe qui est l'adversaire... Et nous croyons au titre... Nous y croyons depuis le début de saison et nous y croirons jusqu'au bout. Nous nous battrons pour ça à chaque minute», assure l’international. La confirmation est en tout cas attendue, dès samedi, à Hull City. Histoire de faire taire un peu plus les médias anglais sur son cas…

6 mars 2010

football

1 mars 2010

15 gardés à vue après PSG-OM

Quinze personnes étaient entendues lundi en garde à vue après des affrontements entre supporteurs parisiens et avec les forces de l'ordre dimanche en marge du match de Ligue 1 de football Paris SG-Marseille, a-t-on appris de source judiciaire.

Selon cette source, les gardes à vue visent essentiellement des violences commises contre des policiers, notamment des jets de projectiles, et des ports d'arme prohibés.

L'un des gardés à vue est soupçonné d'être impliqué dans le tabassage d'un supporteur parisien, grièvement blessé à la tête et hospitalisé à l'hôpital Beaujon à Clichy.

La victime, âgée de 38 ans, appartenant au groupe de la tribune de Boulogne, a été roué de coups par d'autres supporteurs parisiens appartenant au virage d'Auteuil, alors qu'il sortait d'un bar.

Le premier district de police judiciaire (DPJ) est chargé de l'enquête.

Les affrontements se sont produits avant le coup d'envoi du match. Une rue était bloquée par le dispositif policier et les centaines de supporteurs appartenant au groupe du virage d'Auteuil massés devant se sont impatientés, sous la pluie et dans le vent.

Des jets de canettes et de bouteilles ont alors visé les CRS, avant que ces derniers ne répliquent en chargeant et en lançant des grenades lacrymogènes.

Les supporteurs ont reculé, puis ont harcelé le cordon policier avec de nouveaux jets d'objets, de plus loin.

A l'issue du match, où l'OM a battu le PSG 3 à 0, de nouveaux affrontements se sont produits non loin de la place Saint-Cloud, où la police a, à nouveau, fait usage de gaz lacrymogènes contre environ 200 jeunes supporteurs, rapidement dispersés, a constaté un journaliste de l'AFP.

28 févr. 2010

Djibril Cissé en renfort

Djibril Cissé a été appelé en équipe de France par Raymond Domenech en vue du match amical contre l’Espagne mercredi prochain. L’attaquant du Panathinaïkos arrive pour prévenir un éventuel forfait de Louis Saha. «Je pensais avoir fait du bon boulot, pour pouvoir au moins être essayé», déplorait Djibril Cissé sur Canal + à l’annonce de la sélection de Raymond Domenech pour le match amical contre l’Espagne mercredi prochain. Oublié dans un premier temps au profit de Loïc Rémy et Louis Saha, l’attaquant du Panathinaïkos a finalement été appelé ce dimanche. Et ce en raison de la blessure aux adducteurs du buteur d’Everton, absent lors de la défaite de son équipe sur le terrain de Tottenham (2-1), mais pas encore officiellement forfait pour l’Espagne. Meilleur buteur du championnat grec, Djibril Cissé a marqué 18 fois lors des 24 premières journées de championnat. Soit deux fois plus que ses deux premiers poursuivants au classement, le Nigérian Onwuachi et le Croate Daniel Cezarec, tous deux bloqués à 9 réalisations.

Supervisé par Mankowski
Si Djibril Cissé brille en championnat, il s’est aussi distingué en Ligue Europa. Il a d’ailleurs marqué un doublé jeudi dernier lors de la victoire de son équipe au Stadio Olimpico contre l’AS Roma (2-3). Une victoire synonyme de qualifications pour les 8es de finale face au favori italien. De quoi faire taire les mauvaises langues qui déblatèrent sur le niveau du championnat hellène… C’est déjà lui qui avait permis au PAO de s’imposer à l’aller en marquant dans les arrêts de jeu (3-2) ! Et ce sous les yeux de Pierre Mankowski, venu le superviser pour l’occasion. Le rapport de l’adjoint de Raymond Domenech était visiblement élogieux… Si Djibril Cissé jouait mercredi contre les champions d’Europe espagnols, ce serait une première depuis un match contre l’Equateur en mai 2008. Il compte déjà 9 buts en 37 sélections en équipe de France.

«De mieux en mieux»

Avec 19 points pris sur 21 possibles en 2010, Lyon continue son bonhomme de chemin. Passeur décisif face à Nice (2-0), Miralem Pjanic a réalisé une prestation plus convaincante que lors de ses dernières sorties.


Miralem, l’OL s’est encore imposé 2-0 face à Nice et revient à deux points de Bordeaux …
Miralem Pjanic : Oui. C’est très bien pour nous. Ce soir, nous aurions pu marquer plus de buts mais nous n’allons pas faire la fine bouche. L’équipe en a marqué deux sans en prendre. Désormais nous regarderons les autres jouer et on repartira tranquillement en sélections.

Comment expliquez-vous que l’OL ait manqué autant d’occasions ?
Miralem Pjanic : Je ne sais pas. On a conscience que nous aurions pu nous mettre à l’abri en première mi-temps. On ne l’a pas fait et c’est très dommageable. Maintenant d’un point du vue du résultat, on ne peut en tirer que du positif.

L’entraîneur niçois, Didier Ollé-Nicolle a insisté sur le vent. Avez-vous le sentiment que cela a été un acteur déterminant dans la rencontre ?
Miralem Pjanic : Oui. On l’a bien vu en deuxième mi-temps quand nous avons eu plus de mal à ressortir les ballons. Si on a joué plus bas, c’est à cause du vent de face. Mais je pense que nous aurions pu nous mettre à l’abri en première période. On ne l’a pas fait, mais au final, on a quand même bien géré ce match.

Le coach avait-il donné des consignes spécifiques aux conditions de jeu difficiles ?
Miralem Pjanic : Oui, il voulait que l’on accompagne plus en première période avec le vent dans le dos et qu’on le garde quand nous étions en difficulté au niveau des conditions. L’équipe s’est appliquée à le faire même si ce n’était pas toujours évident.

Depuis quelques matches, on sent un Lyon plus serein dans le jeu …
Miralem Pjanic : Sur les derniers matches, l’équipe tourne très bien et nous sommes en confiance. On se montre plus solide. Nous espérons vite nous retrouver après la trêve internationale pour enchaîner les matches … et les victoires.

Personnellement, on vous a vu dans tous les bons coups. Cela doit vous rassurer après votre début d’année délicat ?
Miralem Pjanic : Je vous l’avais dit en conférence de presse : je me sens de mieux en mieux. J’ai conscience que j’étais dans une passe un peu moins bien, mais je suis content de ma prestation ce soir. Avec Lisandro, on commence à se sentir et en avoir les automatismes. J’espère continuer à être performant sur les prochains matches.

26 févr. 2010

Tottenham à la lutte

Après une saison 2008/2009 des plus compliquées, les Hotspurs paraissent armés pour décrocher leur place dans le Big Four. Quatrième en Premier League, Tottenham pourrait enfin goûter aux joies de la Ligue des Champions. A condition de ne pas laisser beaucoup de points en route.

Alors que Chelsea reçoit Manchester City, Tottenham peut en profiter pour s’emparer seul de la quatrième place, qualificative pour le troisième tour préliminaire de Ligue des Champions.

Tenir la cadence
Le rêve de Daniel Levy, président de Tottenham, pourrait enfin voir le jour. Arrivé dans le nord de Londres en février 2001 afin de bâtir l’une des plus grandes équipes européennes, l’ancien directeur sportif des Glasgow Rangers touche presque au but. Les Lilliwhites, auteurs d’un début de saison tonitruant y croient dur comme fer. A la lutte avec Man City, Liverpool et Aston Villa, les coéquipiers de Luka Modric peuvent tirer leur épingle du jeu mais sont dans l’obligation de faire un carton plein en mars. Face à Fulham, Blackburn, Stoke City et Porstmouth, Tottenham n’a pas le droit à l’erreur. D’autant plus qu’un mois d’avril terrible se profile à l’horizon avec Arsenal, Chelsea et Manchester United à la suite.

Pour sa première saison complète à la tête de l’équipe, Harry Redknapp fait des merveilles au White Hart Lane. Après avoir repris la saison dernière, un groupe en perte de confiance, suite au passage de Juande Ramos, le manager anglais a très vite trouvé la bonne formule. Avec un effectif pléthorique, Redknapp peut même se permettre de faire tourner. Alors qu’ils étaient trois (Bassong, King et Woodgate) à postuler pour deux places en défense central, Younes Kaboul, arrivé cet hiver de Portsmouth, s’est ajouté à la liste. Devant, les choix sont multiples. Jermaine Defoe, irrésistible (16 buts), terrorise les défenses adverses. Associé au grand Peter Crouch, le couple choc forme un duo plus que complémentaire. Robbie Keane parti pour l’Ecosse, Roman Pavlyuchenko a pu bénéficier de temps de jeu. Le Russe en a d’ailleurs profité, le week-end dernier, à Wigan, pour inscrire ses deux premiers buts de la saison.

Une infirmerie remplie
Si tous possèdent du temps de jeu, rien n’est anodin. Depuis le début de la saison, Harry Redknapp n’a jamais pu compter sur un effectif au complet. Aaron Lennon, blessé aux adducteurs depuis la mi-décembre, devrait être opéré. Véritable feu follet, l’absence du petit international anglais fait du tort aux Spurs. Son pendant à gauche, Luka Modric, a lui manqué les quatre premiers mois de compétition. Victime d’une fracture du péroné dès l’entame de la saison, le génie croate a dû laisser sa place à un compatriote. Et en son absence, Niko Kranjcar a marqué des buts mais surtout des points auprès de son entraîneur.

Blessé à l’aine, Jonathan Woodgate, défenseur central, enchaîne les pépins physiques. Si Redknapp «prie pour qu’il rejoue cette saison», la carrière de l’international anglais semble bien compromise. Ledley King, quant à lui souffre d’un problème chronique au genou. Il ne s’entraîne pas avec ses coéquipiers et ne peut disputer qu’un match par semaine, alors à 28 ans : «J’ai pensé à une retraite anticipée. Le doute s’est installé et vous vous demandez si vous aurez la force de vous en sortir». Privé en début de saison de Michael Dawson, Jermaine Jenas, David Bentley et même du gardien Heurelho Gomes, Tottenham n’est pas au bout de ses peines. En effet, un certain nombre de joueurs du centre de formation, Vedran Corluka et Wilson Palacios, victimes d’un virus, viennent d’être mis en quarantaine. Quand la poisse vous tient…

28e journée de Premier League :
Manchester United - West Ham 3-0

Samedi 27 février
13h45 : Chelsea-Manchester City

16h00 :
Birmingham-Wigan
Bolton - Wolverhampton
Burnley-Portsmouth

18h30 : Stoke City-Arsenal

Dimanche 28 février
14h00 : Tottenham-Everton
16h00 :
Liverpool-Blackburn
Sunderland-Fulham

24 févr. 2010

Séville s’en contente

Le FC Séville est revenu de son déplacement sur le terrain du CSKA Moscou avec un nul encourageant ce mercredi (1-1). Les Espagnols n’ont pas forcé leur talent face à des Russes à court de rythme, mais accrocheurs et volontaires. Bonne opération pour le FC Séville. Les Andalous ont été chercher le nul à Moscou face au CSKA ce mercredi (1-1). Moscou, qui n’a plus joué de match officiel depuis le 8 décembre dernier, débutait bien la partie en pressant haut, à l’image de Necid qui récupérait le ballon à 25 mètres des buts de Palop avant de servir Gonzalez en retrait (5e). Mis à part une frappe non cadrée du très remuant Honda (12e) et une reprise aussi peu dangereuse que spectaculaire signée Gonzalez (17e), le CSKA ne faisait toutefois pas trembler un FC Séville qui maitrisait son sujet. Adriano faisait mal sur son côté gauche, mais c’est du droit que le salut venait. Jesus Navas débordait et adressait un centre à ras de terre victorieusement repris au deuxième poteau par Negredo, opportuniste et laissé étrangement seul sur le coup. Akinfeev et ses défenseurs, mal placés et pas assez incisifs, pouvaient s’en vouloir (0-1, 25e)… Honda (30e, 35e) s’essayait à la frappe de loin, tout comme Aldonin suite à une mauvaise relance de Zokora (39e), en vain. Pas attaqué, Romaric faisait de même (37e).

Le coup de canon Gonzalez
Visiblement à court de rythme, le CSKA n’a pas semblé être en mesure de pouvoir déstabiliser Séville, solide et diablement efficace. Le scenario n’était pas différent au retour des vestiaires. Quoique Honda faisait frémir Séville en reprenant un ballon de la tête qui passait juste à côté du poteau (48e). Les joueurs de Manuel Jimenez Jimenez faisaient tourner le ballon et leur bloc semblait impénétrable. Palop rassurait d’ailleurs sur ses rares interventions (56e, 61e), tandis qu’Akinfeev s’y reprenait à deux fois pour capter un coup-franc de Negrego (63e). Sauf que le portier espagnol devait s’avouer vaincu sur une frappe soudaine et puissante de Gonzalez de 30 mètres (1-1, 65e). Un but qui avait le mérite de débrider la partie. Negredo était à deux doigts de marquer dans la foulée (67e), mais Moscou faisait passer dix sales minutes à Séville, sans toutefois se créer d’occasion franche. Le rythme de la fin de match retombait. Akinfeev arrêtait tout de même un coup-franc puissant (84e) et Necid avait la balle du 2-1 au bout du pied, mais Palop, très sollicité en fin de match, remportait son duel (85e). Le suspense reste donc entier avant le match retour dans trois semaines à Sanchez Pizjuan.

23 févr. 2010

Football - Championnats étrangers - Portsmouth n’a plus le temps

Alors que son deuxième passage devant la justice est prévu lundi prochain, Portsmouth n’a toujours pas trouvé de nouveau repreneur. Le spectre d’une liquidation judiciaire n’a jamais été aussi proche .

Portsmouth est engagé dans une véritable course contre la montre. Criblé de dettes, le club de Frédéric Piquionne doit absolument trouver des fonds avant lundi prochain, date à laquelle il repassera devant la Haute Cour de justice britannique. Déjà auditionnés le 10 février dernier pour des taxes impayées - estimées à 8,5 millions d’euros - à «Her Majesty's Revenue and Customs», l’équivalent du FISC outre-Manche, les dirigeants avaient obtenu un sursis, à condition toutefois de trouver un repreneur. Un peu moins de deux semaines plus tard, rien n’a changé. Et le temps presse. D’autant que la FA a rejeté la demande de dérogation du club concernant les transferts (Ndlr : Portsmouth souhaitait pouvoir vendre des joueurs en dehors de la période des transferts pour éponger une partie de sa dette). Selon les dernières informations de la presse anglaise, ils seraient trois sur les rangs. Un consortium international mené par des Sud-Africains, un homme d'affaires néo-zélandais, Victor Cattermole, et une troisième entité, dont l’identité n’a pas filtré.

Et en plus, les joueurs se battent
Interrogé par le Guardian, Cattermole, président de Endeavor Plan, une société d’investissement basée à HonG-Kong, a confirmé être très intéressé. Mais il a aussi indiqué que rien ne serait bouclé avant au moins 30 jours. «Dans un monde idéal nous aimerions acquérir le club dès lundi, mais le processus d’achat est complexe et nous ne voulons pas nous précipiter», a-t-il expliqué. Avant de détailler un peu plus son projet : «Vous, vous voyez beaucoup de dettes et de problèmes. Mais quand je regarde le club sous tous ses angles, je vois des opportunités, et il faut se concentrer sur l'aspect positif des choses. Nous avons un plan sur cinq ans afin de repartir de l’avant. Celui-ci prévoit une stratégie de gestion différente, avec, éventuellement, la construction d’un nouveau stade.» Quoiqu’il en soit, l’épée de Damoclès qui plane au-dessus du club, qui pourrait être purement et simplement rayé des listes lundi prochain, commence à rejaillir sérieusement sur l’ambiance du vestiaire. Le Times rapporte ainsi que les milieux Michael Brown et Jamie O’Hara en seraient venus aux mains lundi soir…

21 févr. 2010

«Des hommes responsables»

La victoire de l’OGC Nice face à Lorient (1-0) a permis à Didier Ollé-Nicolle, menacé d’éviction par les dirigeants en cas de contre-performance sur ce match, de sauver sa tête. Mais l’entraîneur niçois préfère penser à son équipe plutôt qu’à son cas personnel.

Face à Lorient, l’OGC Nice a eu énormément d’occasions, mais ne s’est imposé que 1-0. Que retenez-vous de cette rencontre ?
Didier Ollé-Nicolle : Je retiens avant tout la victoire car elle était essentielle. Les joueurs et le staff technique, nous avions un impératif : obtenir les 3 points. J’avais demandé aux joueurs de faire fi de tout le reste et de vraiment se concentrer sur le terrain, d’autant plus que Lorient est l’une des très belles équipes de ce championnat. Ils sont, en plus, dans une bonne période. On a vu comme ils ont fait souffrir Bordeaux il y a quelques jours avant le fait de jeu que l’on connaît. Il y a dans cette équipe beaucoup de talents et de mobilité. On savait que ce serait un match difficile, mais on savait aussi qu’on était dans l’obligation de gagner, notamment pour maintenir notre marge de manœuvre vis-à-vis du Mans. L’équipe a donc atteint son objectif.

A titre personnel, votre directeur général vient de vous confirmer à votre poste. Est-ce un soulagement ?
Didier Ollé-Nicolle : Le «ouf» de soulagement, c’est surtout ce qu’il s’est passé depuis trois ou quatre jours avec les joueurs. Dans ces moments-là, tout peut rapidement partir en vrille car ce n’est pas facile à gérer. Et dans ce contexte, les garçons ont été très biens. Ce soir (Ndlr : samedi), ils ont démontré des choses. Le seul regret que l’on a, c’est de ne pas s’être mis à l’abri. Je crois qu’on n’a jamais eu autant d’occasions dans un match que ce soir. En plus, avec un coup de malchance ou un manque de réussite, les Lorientais auraient même pu égaliser à la fin. Ca aurait été catastrophique… pour l’équipe, pour le club. On a gagné, mais il y a encore un manque de confiance, une crispation dans le dernier geste. Sans compter que l’on est tombé sur un grand Audard. Dans ce contexte, je suis vraiment content que l’équipe ait fait ce match-là et que les joueurs aient répondu en hommes responsables.

Avez-vous le sentiment que vos joueurs vous ont envoyé un signe à travers cette prestation et leur engagement ?
Didier Ollé-Nicolle : Il faut leur demander à eux. Ce que je peux vous dire, c’est que je leur avais demandé de ne pas tenir compte de ce qui avait été dit et écrit depuis quelques jours et de rester concentré sur le jeu. A un moment donné, quand on est entraîneur professionnel, on sait qu’on est jugé par les résultats. Qu’il y ait de l’inquiétude au niveau de l’environnement et des dirigeants, c’était compréhensible. Il n’y a pas de souci particulier par rapport à ça. Après, les joueurs ont répondu présent dans l’effort, même si certains doivent continuer à élever leur niveau de jeu et retrouver de bonnes sensations. Mais cela passe par une série de deux-trois victoires, un peu plus de confiance et un peu plus de sérénité. Depuis quelques jours, je sentais les joueurs très naturels, très investis et j’avais vraiment la sensation qu’on allait gagner ce match.

Sur le banc, on vous a senti plus calme que d’habitude…
Didier Ollé-Nicolle : Comme je vous l’ai dit, j’ai senti les joueurs très impliqués sur ce match et ils m’ont donné des signes positifs, y compris en-dehors du terrain et des séances d’entraînement. Ils voulaient absolument gagner ce match, on s’était préparé pour et ils avaient les consignes. Du coup, je ne voulais pas en faire trop. Et puis vous savez, quand on est sur le côté et qu’on gesticule, c’est surtout pour se faire du bien à soi. En général, les joueurs n’entendent pas grand-chose (rires). En Angleterre, les entraîneurs sont dans les tribunes et les équipes gagnent quand même.

Quel est la suite pour vous désormais ?
Didier Ollé-Nicolle : Il va falloir éviter que Le Mans se rapproche. Et on sait qu’on a déjà un match important, intéressant, mais difficile à Lyon la semaine prochain

24 janv. 2010

FIFA : vers l’utilisation de la vidéo ?


Le mois de mars prochain pourrait être un tournant crucial dans l’Histoire du football. Le conseil de l’International Board, seule instance à pouvoir changer les règles du football, se tiendra en effet ce mois-là. Et parmi les sujets abordés, une requête concernant l’utilisation de la vidéo sur la ligne de but devrait être examinée. En clair, la vidéo pourrait enfin être utilisée dans le foot.

Interrogé sur le sujet, le président de la FIFA Sepp Blatter s’est montré favorable à l’introduction de ce procédé, comme le confirme aujourd’hui L’Équipe : « Je ne suis absolument pas contre. Si la technologie est prête à être adoptée, alors je suis d’accord. Si la sécurité du système est garantie, nous allons l’introduire. Mais il ne sera pas prêt pour la Coupe du monde de 2010 ». Michel Platini, farouchement hostile à l’utilisation de la vidéo, appréciera sans doute.

23 janv. 2010

Football : 100 millions d'euros de pertes sur la saison


La Ligue de football professionnel tire la sonnette d'alarme sur la situation des clubs. Elle souhaite un geste des pouvoirs publics.

Même le football n'échappe pas à la crise. Pour donner la preuve d'un phénomène qui ne réussit pas à alarmer grand monde, la Ligue de football professionnel (LFP) a publié un bilan alarmant de la situation des 40 clubs professionnels de Ligue 1 et de Ligue 2 sur la dernière saison. « Pour la première fois depuis trois ans », les clubs sont dans le rouge avec une perte de 33,5 millions d'euros (en réalité, 50 millions d'euros si l'on ne tient pas compte de l'argent frais injectés par les actionnaires). La situation devrait s'aggraver pour la saison en cours avec une perte qui atteindrait 100 millions d'euros. Une prévision alarmante qui permet à la Ligue de football professionnel de revenir sur la suppression en fin de saison du droit à l'image collective (DIC).

"Risque mortel pour le football professionnel"

Les parlementaires ont acté à l'automne la disparition, deux ans avant l'échéance initialement prévue, du dispositif d'exonération de charge sociale sur 30 % des salaires, qui permettait aux clubs de mieux payer les joueurs. « Il faut que les pouvoirs publics prennent pleinement conscience de cette situation et reviennent sur les décisions récemment prises, et notamment sur la suppression du DIC, qui fait courir un risque mortel à long terme pour l'équilibre du football professionnel », indique la LFP dans un communiqué. C'est pourquoi Frédéric Thiriez tente toujours de négocier une indemnité pour compenser le manque à gagner pour les clubs.

En réalité, la situation des clubs de football est très contrastée. La perte des clubs s'explique donc d'abord par la baisse des recettes des transferts de joueurs à 215 millions d'euros, contre 265 millions d'euros la saison précédente. Ce phénomène est à mettre sur le compte d'un marché des transferts en Europe plutôt calme (en dehors de quelques achats emblématiques comme Ronaldo au Real Madrid).

Mais le football a la chance d'avoir un chiffre d'affaires, hors mutation de joueurs, composé essentiellement de recettes récurentes (droits TV, sponsoring). Ses recettes ont donc cru de 4 % sur un an à 1,2 milliard d'euros (dont 1 millliard pour la Ligue 1). Sur les 20 clubs de Ligue 1, 9 sont dans le rouge. C'est le Paris-Saint-Germain qui enregistrent la plus grosse perte, à ? 5,4 millions d'euros. Le club a néanmoins largement réduit son déficit par rapport aux 12 millions d'euros perdus un an avant. En difficultés, Saint-Étienne, qui accuse un résultat négatif de 4 millions d'euros, Lorient (? 3,8 millions) et Grenoble avec ? 5,4 millions d'euros. Mais ce dernier connaît les affres de la montée en Ligue 1 cette saison, qui requiert un changement complet du modèle économique.