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3 août 2009

L’Avenir de l’Artois: “Ne pas se faire d’illusions”


Connaissez-vous le point commun entre Yoann Lachor, Assou-Ekotto et Kevin Monnet-Paquet ? Tous trois, et comme beaucoup d’autres, sortent du centre de formation du RC Lens.
La formation, c’est l’avenir des grands clubs Européens. Et pour Georges Tournay, directeur du centre de formation du RC Lens, c’est le lot quotidien, car comme il le dit, « pour intégrer un groupe pro, il faut le mental, le physique, et la technique ainsi qu’une maturité car l’entraîneur ne va pas s’occuper d’eux aussi bien qu’ici ».

Son rôle ? Suivre les jeunes pour qu’ils soient dans les meilleures conditions possibles, à l’école du football, la préformation puis la formation.
Ancien entraîneur, il a coaché l’équipe première Sang et Or et c’est une nouvelle facette du métier qu’il a découvert depuis qu’il est revenu à la Gaillette en 2005. « À 13 ans on ne peut pas savoir si un jeune sera pro, mais il faut parler aux parents, expliquer comment il sera encadré, il y a le sportif mais aussi le psychologique », insiste t-il. C’est vrai que le club lensois peut se vanter d’avoir en plus de très bon résultats scolaires pour ses jeunes pousses.

Georges gère également le contenu des entraînements des jeunes ainsi que le recrutement, c’est donc à lui et son équipe d’éducateurs que l’on doit aujourd’hui les plus grands talents issus du centre de formation, mais la concurrence est rude qu’elle soit en France ou à l’étranger. Les forces pour attirer un jeune ? « Le travail, l’application, la persévérance, et surtout la prise de risque ». Mais avec l’émergence du foot-business, c’est plus difficile car l’argent fait tourner les têtes, et l’encadrement familial est primordial. « Plus j’avance dans le métier, et plus je me dis que je préfère m’investir sur des gamins dont l’entourage est solide et avec nous, il ne faut pas croire qu’à 15 ans on est pro et qu’on va gagner beaucoup d’argent. Il ne faut pas se faire d’illusions » confie t-il.
Mais Georges est avant tout un entraîneur et pour lui le retour sur un banc reste possible, il aurait même pu rejoindre Boulogne au mercato. Néanmoins il relativise et sait qu’il a du temps devant lui, « à 48 ans, j’ai mes diplômes, j’avais des possibilités, et à court ou moyen terme j’espère retrouver les terrains, c’est l’aboutissement de tout entraîneur ».

Le RC Lens a la chance d’avoir un homme structuré et sérieux à la tête de sa formation pour des jeunes qui ont encore beaucoup à apprendre